Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement français,
Un ordinateur neuf grand public
est le plus souvent vendu conjointement
avec Microsoft Windows et avec d'autres logiciels.
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Le prix détaillé des logiciels
(de l'ordre de 100 à 300 euros) n'est pas connu.
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L'information manque
cruellement sur la nature, les versions et les restrictions d'usage
des logiciels installés.
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La possibilité est rarement offerte d'acquérir le matériel seul.
Il faut des logiciels, mais pas forcément ceux-là.
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Pour ceux qui utilisent d'autres logiciels,
le fait d'être obligés d'acheter ces logiciels préinstallés
s'apparente à du racket, d'où le terme
racketiciels.
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Pour ceux qui utilisent le système et l'ensemble des logiciels préinstallés,
la transparence sur les prix
permettrait de rétablir une concurrence saine avec
des systèmes d'exploitation et des logiciels concurrents
qui répondraient à leurs principaux besoins,
et de faire ainsi baisser les prix.
Nous vous demandons d'intervenir contre ces racketiciels :
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nous exigeons que les logiciels préinstallés soient utilisables uniquement avec un dispositif adéquat et vendu séparément :
par exemple un certificat autocollant ou un code d'activation ;
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nous exigeons que lors de l'achat, le choix effectué parmi les logiciels proposés se répercute immédiatement sur le montant payé ;
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nous exigeons que les vendeurs respectent enfin leur devoir d'information :
affichage détaillé des prix, présentation de tous les contrats de licence avant achat, y compris sur internet.
Même les personnes qui souhaitent utiliser le système d'exploitation et l'ensemble des logiciels préinstallés ont intérêt
à ce que leur prix, en devenant visible, puisse baisser,
une fois rétablie une concurrence saine avec des systèmes d'exploitation et des logiciels concurrents.
L'utilisateur pourra alors choisir,
en connaissance de prix,
son matériel et ses logiciels.
De telles mesures seront favorables au grand public et ne pourront qu'assainir le marché informatique, tant sur sa composante "matérielle", très concurrentielle, que sur sa composante "logicielle", quasi-monopolistique.
Nous signons cette pétition
car la situation n'a pas évolué depuis sept ans.
Aujourd'hui, le contexte a changé.
L'offre alternative
a largement mûri, pour atteindre, de l'avis général, la qualité, la simplicité et
la richesse des logiciels propriétaires.
L'État le reconnaît,
cinq réponses aux parlementaires en sont la preuve
(
réponse 1,
réponse 2,
réponse 3,
réponse 4,
réponse 5).
Nous voulons donc voir évoluer rapidement la situation
sous l'impulsion des services de l'État
et en application de la loi.
Veuillez agréer,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
l'expression de notre respect vigilant.